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 And the mountains say... (libre)

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Alessa L. Morreti

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MessageSujet: And the mountains say... (libre)   Mar 4 Fév - 17:53


Before the light of day

Assise sur le bord d’une table, celle la plus proche de la fenêtre, tu fixais un point invisible à l’extérieur, ton visage figé dans une expression placide. Beaucoup en doutait mais tu étais tout à fait capable de te poser par moment, pas simplement lorsqu’il fallait que tu dormes d’ailleurs. Tu ne pétillais pas comme un soda à toute heure, enfin pas tout à fait du moins. Il t’arrivait pas moment d’être plus calme, plus sereine et même parfois pensive, comme en ce moment. Le regard un peu vague sans se fixer sur les élèves qui se baladaient dans les jardins, tu te laissais porter au grès de tes pensées.

C’était assez étrange. Tu avais cette impression de flottement depuis que tu avais repris ta scolarité dans cette école. Tu n’étais pas malheureuse, absolument pas. Tu avais retrouvé plein de personne qui t’avait manqué depuis Virtus et même certaines que tu avais perdu de vue depuis bien plus longtemps. Tu avais croisé le chemin de nouvelles personnes encore plus intéressantes, tu avais grommelé en revoyant certain visages dont tu te serais passé… bref, les choses s’étaient passées comme on pouvait s’y attendre. Oui, exactement comme on pouvait s’y attendre, jusque dans les petits détails désagréables.

Il y avait certains visages que tu n’avais pas encore revus. Pour certain, comme Clyde, ce garçon un peu timide mais incroyablement attachant, tu ne savais pas si tu avais simplement manqué ta chance de les croiser ou bien s’ils avaient décidé de ne pas revenir dans ce monde loufoque. Mais pour d’autre… tu savais que ce n’était pas simplement une question de conjoncture.

Tu avais eu vite fait de comprendre en voyant ce garçon aux cheveux d’azur, en le voyant presque éteint dans un coin lors de cette soirée il y a quelques jours. Ton protecteur, ton grand frère, ton béguin secret qui ne l’était pour personne. Tu savais que ce garçon là n’était pas revenu et qu’il ne reviendrait surement jamais. Il n’avait pas été le seul mais il avait été parmi ceux qui, lors de ces longues journées ennuyeuses, lors de ces soirées endiablées, te manquaient affreusement. Ce soir où tu l’avais compris, en voyant le russe seul dans son coin, tu avais hésité un bref instant à le rejoindre. Dans l’idée de lui prêter ton épaule ou simplement d’emprunter la sienne, tu ne savais pas mais tu avais réfléchis un instant de trop et, au moment où tu te décidas, il n’était plus seul, rejoint par quelqu’un d’autre. Tu avais simplement tourné les talons pour retourner au milieu du bruit, des rires et de l’alcool.

Et depuis cette soirée, lorsque le grondement de tes pensées se faisait un peu trop fort, tu venais ici. Les ateliers. Tu ouvrais une porte au hasard, sans chercher à savoir si la pièce était vide ou non. Tu entrais dans ces petites salles sommairement agencées, souriant de trouver des affaires oubliées parfois. Et tu repensais à ces pièces étroites à Virtus, parfois remplis de reste de squatte d’after avec quelques bouteilles vides, ou encore un atelier de peinture où quelques visages familiers t’attendaient.

Tu finis par tendre ton bras vers la station d’accueil où quelqu’un avait laissé son lecture mp3 branché. Les yeux fermés, tu te contentas d’appuyer sur le bouton « play » après avoir paramétré le mode aléatoire. Une musique douce et acoustique commença de résonner dans la pièce à ton grand étonnement. Tu te serais d’avantage attendu à de l’électronique ou bien quelque chose plu pop/rock. Enfin, tout un tas de chose mais surement pas quelque chose d’aussi… original. Ton regard se porta sur l’écran rétro-éclairer par curiosité. « Message to Bears - Mountains ».

Tu te mis debout sur la table, esquissant quelques pas -il aurait été un rien présomptueux de dire que tu dansais, c’était plus de la marche rythmé- en suivant le tempo de la guitare, les yeux fermés. Malgré le fait que tu te tiennes debout sur la table, ayant laissé tes chaussures sur le sol et ta veste sur un tabouret, celle-ci ne bougeait pas d’un pouce sous tes pas à la cadence rythmée par les cordes et les percussions de cette étrange musique. Tu avais complètement relâché ton don, ton t-shirt lâche pesant un peu sur tes épaules tout comme le faisait ton jean sur tes hanches. Tu ne remarquas pas le temps coulé au fil des notes et de la voix un peu nasillarde du mp3 qui continuait de défiler.

Mais comme toute chose, la chanson arriva à son terme et tu manquas de tomber de ton perchoir au changement de chanson qui fut d’ailleurs un changement de registre assez radicale, laissant résonner un morceau bien plus électronique qui devait être la quintessence de la pop acidulée et il te fallut quelques secondes pour réaliser que ce n’était même plus la même langue. Du chinois ? Du japonais peut-être, quelque chose comme ça. Tu te tournas vers le lecteur, les mains sur les hanches, amusée.

    « Quand tu fais un mode aléatoire, tu fais pas semblant dis donc ! »

Et c’est à ce moment précis que tu remarquas quelque chose. Ou plutôt quelqu’un. Une personne était dans la pièce avec toi. Depuis combien de temps, tu n’en avais pas la moindre idée. Mais toujours est-il que tu te trouvais debout sur une table entrain de parler à un lecteur multimédia qui ne t’appartenait pas. Tu aurais été quelqu’un d’autre que toi, à cet instant précis, tu aurais surement été morte de honte.

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Heath J. Andersen

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MessageSujet: Re: And the mountains say... (libre)   Sam 8 Fév - 21:47




Journée normale. Journée banale. C'était la fin de tes cours. Il devait être quatre heures. Quelque chose du genre. Alors que tu sortais de classes, que les couloirs s'étaient bien vidés, tu entendis de la musique sortir d'une porte. Alors tu la pousses. Pas que tu sois curieux. Juste que tu t'emmerdes profondément.

Mais à peine as tu franchis le seuil qu'il y a cette voix. Un peu enjouée. Cette voix que tu aimes bien. Qui te fait comprendre qu'il n'y a pas que des gens mauvais. Que tout ne se passe toujours pas comme prévu, mais que tant pis, la vie continue. Alors tu esquisses ce sourire, mécanique, que tu connais si bien, avant de poser ta main sur ta poche et d'en sortir un bout de metal noir.

    « C'pas la mienne celle là ! »


Et tu te diriges directement vers la jeune fille, pose une de tes mains sur ses côtes, l'autre imitant le même geste de l'autre côté. Tes mouvements, tes contacts avec elles sont très doux. Tu as peur de lui casser quelque chose. Parce que son don n'est pas un secret pour toi. Tu l'as déjà serrée dans tes bras. Tu l'as déjà portée, sur quelques mètres, faite danser. Et tu savais qu'à chaque fois, c'était différent, sans forcément être flagrant. Tu n'étais plus sûr qu'elle t'aie dit quelque chose à ce sujet. Tu n'étais même plus sûr de la manière dont tu l'avais appris. Mais voilà. Tu voulais prendre soin d'elle comme d'une poupée. La mettre dans ton lit était un but secondaire. Parce que vous vous étiez toujours fait comprendre, qu'un jour vous coucheriez ensembles, sans jamais y parvenir. Mais c'était pas grave. Tu préférais de loin la voir sourire.

Tu la souleva. Tout doucement, pour la ramener contre ton corps, la faire descendre de sa hauteur surplombante. Tu l'ensseras alors. Avec cette même délicatesse. Posant un baiser sur sa joue.

    « Comment tu vas, sweetheart ? »


Sans aucune prétention d'être son amoureux. Juste avec ce désir de lui montrer qu'elle était une fille bien. Une jolie fille, même. La voir sourire.
Tu te recul, lâche enfin son corps avant d'aller t’asseoir en tailleur sur l'une des tables, toujours en la regardant. Tu passes tes mains sur les côtés de ta tête, tirant tes cheveux en arrière, qui retombent quasiment immédiatement sur ton visage. et puis tu tend ton nouvel IPod. Débranche le jack de ton casque.

    « Foals. Spanish Sahara. Et après je le récupère ! Que j'ai du en racheter puisque que quelqu'un à le mien depuis plus d'un an et demi. »


Tu souris. Toujours. Tu trouve juste que cette chanson a quelque chose de particulier. Malgré qu'elle soit à deux doigt d'être dépressive, elle te détend comme quasiment aucune autre chanson ne le fait. Alors comme tu es avec cette belle créature, tu veux quelque chose de beau. Pour elle.





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Alessa L. Morreti

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MessageSujet: Re: And the mountains say... (libre)   Dim 9 Fév - 18:25


Leave it all down here

Ton visage s'était éclairé d'un sourire radieux lorsque tu avais reconnu Heath. C'était toujours un plaisir de le voir, même en dehors des soirées et il n'y avait pas grand monde que tu pouvais mettre dans cette catégorie. Rapidement, il t'avait détrôné de ton perchoir, aussi simplement qu'une feuille de papier. Il te fallait toujours un petit temps pour reprendre le contrôle de ton don quand tu l'abandonnais quelques minutes. Tu avais d'ailleurs ce problème le matin, au moment de t'habiller, ce qui faisait que tu trainais souvent bien trop longtemps en petite tenue, mais là n'était pas la question.

Tu aurais pu être inquiète car lorsque tu avais ta masse véritable, tu étais fragile. En réalité, tu n'étais pas plus fragile que d'ordinaire, c'était plutôt les choses extérieures à ta personne qui te frappaient avec bien plus de dureté. Mais en cet instant, tu savais que tu n'avais pas à t'en faire. Ce garçon là avait toujours fait attention, comme s'il savait, il avait toujours agit avec précaution dès qu'il t'avait entre les bras. La plupart des gens faisait de même, surement que la sensation de te sentir légère comme un fétu de paille leur donnait l'impression que tu pourrais te briser en millier de petite morceau au moindre choc. C'était ce qui avait toujours inquiété tes parents après tout.

Mais l'heure n'était pas à l'inquiétude ou quoique se soit du genre. Tu frottas légèrement ton visage dans son cou lorsqu'il t'étreignit au creux de ses bras, ton sourire malicieux fronçant l'arrête de ton nez alors que tu fermais doucement les yeux de contentement au contact de ses lèvres sur ton front. Tu adorais Heath à un point qui était difficile de définir. C'était surement l'un des rares garçons à bénéficier de ce genre de relation avec toi, mademoiselle coeur-d'artichaud. A la fin platonique et romantique, oscillant avec un équilibre surprenant entre les deux. C'était surement la relation la plus saine et la plus longue que tu avais jamais eu avec un membre du sexe fort et, en ces temps troublées, ca te faisait du bien de t'en rappeler.

Tu avais envie de lui dire que ca n'allait pas vraiment en ce moment mais rien qu'en étant ici, il avait faire prendre au point dix points positif au score de cette journée qui avait menacé de plonger dans le négatif.

    « Je vais bien mieux maintenant! Sacré sens du timing, tu es le sauveur de ma journée! »

Et tu ris, comme tu le fais souvent, moins ces derniers temps même si ca t'arrivait. Lorsqu'il te tend son iPod, tu files pour débrancher la musique pop criarde qui perce tes tympans et t'empresse de lancer le morceau qu'il ta proposer. Heath, de la musique. Voilà, c'était exactement ce dont tu avais besoin en cet instant précis. Si les dieux existaient, tu les remerciais de ce hasard bienheureux.

    « Un an et demi? A ce stade là, je crois que tu as bien fais d'en racheter un, tu ne reverras surement jamais l'autre. »

Tu restas face au la station qui laisser filer la musique dans la pièce quelques instants, souriant plus doucement à la chanson qui avait été lancée. Tu aimais bien cette chanson. Tu finis par faire volte-face pour revenir vers Heath en trottinant légèrement.

    « Alors, ca fait un moment qu'on s'est pas retrouver tout les deux tranquille. »

Ca aurait presque pu ressembler au début d'une proposition coquine mais en fait, tu avais surtout envie de prendre de ses nouvelles. Tu n'avais pas eu des nouvelles de grand monde pendant les deux semaines qui avaient séparé tout le monde entre Virtus et ici. Alors, tu avais envie de savoir comment il allait. Tu voulais être sur qu'il aille bien. Ou au moins mieux que toi et tant d'autres.

    « On a gagné au change niveau école, tu trouves pas? »


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Heath J. Andersen

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MessageSujet: Re: And the mountains say... (libre)   Lun 24 Fév - 13:28




Alessa, petite princesse aux cheveux ébène. Sa voix chantonante. Sa façon de se mouvoir. Aérienne. Elle se moque de ton malheur. Tu hausses une épaule. Rien n'est si grave. Elle a cette insouciance dans les mots. Tu admires avec ton sourire tiré sur la gauche. Qu'est ce qu'il est simple, de ne pas trop penser quand tu es avec une personne comme ça. Qu'est ce qu'il est simple, de rester vivant avec des gens comme ça.

    « Je sais que je t'ai manqué, bella. »


Puis elle parle de l'école. Cette école. Bénédiction pour toi qui ne la voit qu'à peine. Toi qui a deux bons amis dans ta chambre, même si tu as cru comprendre le départ de l'un pour rentrer chez lui. Tu es simplement heureux de pouvoir te dire que tu es chez toi. Qu'il n'y a plus d'histoire d'attentat, de tout le reste. Alors ta bouche s'écarte. Alors tes mots sont vrais.

    « T'imagines pas comme je suis heureux d'être là. »


Et tu penses un peu, à tout ce que le fait de te retrouver pas loin de Laussane t'apporte. A quel point tu te sens libre. Un peu plus normal. A quel point tu te dis que tu as finis les pires années de ta vie. Qu'après ça, peu importe la galère, tu n'auras plus à gérer le dépaysement, la non-humanité.

    « Même si du coup, on se croise moins. D'ailleurs, c'et bientôt la saint valentin, et si t'as pas de rencard, je te propose quelques pintes dans un bon pub en ville ! En bons amis, bien sûr. »


C'est peut-être risqué de dire ça. C'est peut-être une mauvaise idée de proposer ça. Parce que là bas tu risques de croiser Hadri', parce que là bas il y aura peut-être des personnes qui ne doivent pas rentrer en collision avec ce monde. Mais qu'importe. C'est Alessa. Elle ne te mordras pas. Elle ne te jugeras pas.








[HS : C'est court, c'est moche. Si tu veux que j'édite. Text]
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Alessa L. Morreti

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MessageSujet: Re: And the mountains say... (libre)   Ven 28 Fév - 0:05


Are you ready for a ride? With me?

Tu le regardes te répondre et d'un coup, tu sens tout ton être se gonfler de plaisir. Parce qu'il les dit avec une telle spontanéité, une telle joie de vivre -selon toute mesure parce qu'Heath est toujours dans la mesure- que chaque syllabe se marque de la plus grande sincérité du monde. Et juste d'entendre dans sa bouche qu'il est heureux, ca te donne envie de sourire. D'ailleurs, tes lèvres s'étirent dans une expression radieuse à sa simple réponse. Tu es simple, dans le fond, le bonheur des autres suffit parfois au tiens comme une bonne crème glacée chasse un chagrin d'amour.

Tu avais eu un peu peur, il faut l'avouer. Le jeune homme avait toujours eu cette part de lui, ce détachement qui t'avait laissé l'impression quasi-constante qu'il n'était jamais totalement heureux. Il n'était pas malheureux, il était juste là. Sans apprécier sa situation mais sans la détester non plus. Ca t'avait toujours un peu inquiété de le voir se laisser porter par le courant de la vie, sans réellement vivre à proprement parler. C'était sans doute pour ça que tu avais commencé à te rapprocher de lui au début, il t'intriguait et représentait une de ces petites causes que tu aimes t'attribuer. Même si parfois, ce ne sont des causes à défendre que dans ta tête, comme ce garçon que tu étais persuadé être maladroit pour se faire des amis alors qu'en fait, il était juste trop timide pour draguer cet autre garçon qu'il avait en vue. Ce jour là, tu t'étais sentie tellement bête lorsque tu avais constaté que tu t'étais plantée sur toute la ligne... Mais tu avais été ravie de le voir se jeter à l'eau et lui avait même finit par te remercier d'avoir été là.

Tu te tiras de tes souvenirs quand il commença à parler de l'éventualité de corriger cette horrible erreur de ne pas avoir pu passer beaucoup de temps ensemble depuis qu'ils avaient rejoint les locaux de Verbum. Aaaah, la saint Valentin. Tu avais bien quelqu'un en vue mais à vrai dire, tu n'avais pas envie de ça pour ce jour là. Tu aurais pu profiter de l'occasion, comme la plupart des gens le font, mais en y réfléchissant, tu avais d'avantage besoin d'un réconfort amical que d'une romance commerciale en ce moment.

Pourtant, enfant malicieuse que tu es, tu fis mine de réfléchir, comme si tu revoyais ton emploi du temps des prochains jours dans ta tête.

    « Huumm... Voyons voir. La saint Valentin, tu me dis. Est-ce qu'une aussi ravissante demoiselle comme moi aurait un peu de temps à t'accorder... »

Tu pris un malin plaisir à tenter de faire planer le doute -qui ne devait pas être bien grand avec le petit sourire amusé au coin de tes lèvres- avant de rire franchement.

    « J'accepte! Quelques verres avec quelqu'un comme toi, ça vaut bien mieux que tout les rendez-vous du monde. En toute amitié, ca va de soit. »

Votre amitié avait toujours été étrange, bordeline et parfois un peu plus qu'amicale mais pourtant, tu ne t'étais jamais sentis en danger avec Heath. L'idée même d'aller t'enivrer de quelques verres dans une ville dont tu ne connaissais pas grand chose alors que lui était en terrain connue ne t'effrayait même pas. Tu ne risquais rien. Il te connaissait, il savait qui tu étais, ce que tu étais et il était suffisamment réfléchit pour être capable de gérer cette situation. Tu en étais persuadée.

    « Et puis comme ça, si l'occasion se présente, tu pourras me présenter les odieux personnages qui t'ont kidnappé tous les week-end depuis qu'on est arrivé ici. »

Les poings sur les hanches, tu prenais cet air faussement sévère, ton nez se fronçant légèrement sous le sourire que tu retenais pour paraitre le strict minimum crédible dans ton rôle. Tu avais envie de connaitre ces gens qui le connaissaient en dehors parce qu'ils étaient une partie d'Heath qui n'était pas la même que celle qu'elle connaissait. Ce n'était pas des gens qu'il avait peur de toucher, c'était des gens normaux, comme tu en avais connu toi aussi.

    « Enfin, je dis ça juste comme ça. »

Parler, réfléchir ensuite. Un jour, tu arriverais à inverser cette habitude. Parce que maintenant que tu avais réfléchis à cette vision des choses, à l'inversion de vos rôles dans une même situation, tu te disais que, peut-être, lui n'avait pas envie que ces deux mondes se rencontrent, qu'ils entrent en collision. Il avait surement envie de garder quelque chose d'intacte, quelque chose que ce don, ce monde, cette vie, n'aurait pas réduit en miette.

    « Tu peux aussi avoir le droit de vouloir me garder pour toi tout seul. » ajoutas-tu pour désamorcer une atmosphère qui se faisait un peu plus lourde. « Après tout, je serais ta valentine de l'amitié pour la journée. »

Toi, tu n'avais jamais vraiment pu vivre ce luxe. Tu n'en étais pas jalouse, les choses sont ce qu'elles sont et ca ne te gêne pas, mais sûrement que si tu avais pu choisir, tu aurais aimé garder un endroit intacte, loin de la folie de ce monde des Misayas.

Un monde où on ne soulève pas les demoiselles d'une main avec plus de facilité qu'un pack de bière.

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Heath J. Andersen

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MessageSujet: Re: And the mountains say... (libre)   Dim 6 Avr - 14:16




Elle est bien. Cette fille là. Un peu l'inverse de toi. Tu la laisses se perdre dans ses paroles. Jusqu'à ce qu'elle accepte. Soulignant bien évidement le fait que vous n'iriez qu'en amis. De toutes façons, qu'est ce que tu as à faire de l'amour, la romance et tout le reste ? Les filles qui se sont promenés à ton bras en ont eu marre de toi après quelques jours. La plus persévérante étant restée deux mois et demi avec toi. Surement parce qu'elle avait cette peur compulsive d'être seule et qu'elle cherchait simplement quelqu'un derrière ton dos. Tu n'avais aucune douceur avec celles qui pouvaient atteindre ta peau, essayer de connaître ton intimité. Simplement parce que tu devais tout recréer à chaque fois. A chaque instant. Et tu te souciais plus de si tu devais laisser traîner une bouteille de soda au pied de ton lit pour avoir l'air normal que de savoir si elle voulait manger avec toi ce midi là. Tu te souciais plus de personnes qui gravitaient autour de toi sans jamais entrer en collision. Un peu comme Aniela. Que tu n'aurais jamais imaginer ramener dans ton lit à moins d'aller dormir ailleurs.

Alessa était un peu entre ces deux cercles. Parce qu'elle était à tomber, et un peu frivole, tu avais voulu la voir parader avec toi. Ce qui a été le cas avant qu'elle ne soit lassée, sans aucune trace d'hostilité. Après quoi vous aviez réussis à parler. De rien, jamais de tout. Mais c'est vrai qu'elle était jolie. Et à chaque fois que vous deviez finir vos soirées de façon rapprochées, il y avait un imprévu. Quelqu'un qui vole ta clef de dortoire. Elle qui se fait accaparer par de beaux garçons, toi qui usurpe le don de devenir transparent et n'arrive donc même plus à te faire remarquer. Que des conneries, qui au final font plus rire qu'autre chose.
Ce n'est pas que tu as abandonné. C'est juste que le destin semblait te dire, avec Alessa, Jamais. Tu avais donc fini par te dire que si ça devait arrivé, ça ne serait pas si compliqué. Elle était donc passé dans la catégorie des gens que tu pouvais potentiellement apprécier. Pour en arriver ici. A cette frêle limite que tu ne connaissais pas.

Puis elle évoqua ton cercle d'amis hors des murs. Sujets à dispute. Et alors que tu hausses un sourcil comme tu sais si bien le faire, elle se reprends vite, avec ces petits mots jolis. Comme une enfant qui vient de faire une bêtise. Qui se rattrape à ce qu'il trouve.

    « Je pense que ces gens là ne sont pas aussi intéressant que toi. »


Ta voix flatteuse souffle dans l'air. Tu te relèves alors, va changer la musique d'Arcade Fire, Abraham's Daughter. Et te rapproche d'elle, la regardant de bas en haut avec cette légère malice cachée dans un coin de ta joue.

    « En fait je pense que la majorité d'entre eux seront aux restau avec leurs réels petits et petites amies. Ils ne sont pas aussi désespérés que moi pour ne pas être seuls en cette fantastique fête remplie de rose et de coeur, de chocolats et d'ours en peluche. »


Tu attrapes doucement son poignet, regardant le creux de sa main avant de le lâcher délicatement.

    « j'aurais pu t'inviter chez moi pour te faire à manger, mais Zurich est assez loin. Alors si ça te va je fais livrer des sushis dans la chambre, et après on demande au chauffeur de l'école de nous déposer en centre ville où tu choisiras ce que tu veux faire. »






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Alessa L. Morreti

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MessageSujet: Re: And the mountains say... (libre)   Sam 12 Avr - 20:00


Make me smile

Tu pianotes sur l’une des surfaces l’air de la musique ambiante, esquissant un léger sourire flatté à la remarque d’Heath. Quel beau parleur lorsqu’il s’y mettait celui là, mais c’était quelque chose que beaucoup aimait chez lui, toi y compris. Après tout, existait-il une personne en ce bas monde qui n’apprécie pas les compliments, aussi intéressés soient-ils ? Si cette personne existait, tu voulais absolument la rencontrer en tout cas.

Il finit par rapidement t’expliquer que ses amis auront sans doute mieux à faire, sa façon de le présenter te faisant légèrement pouffer de rire sans méchanceté. C’était le cas de teeeeellement de monde à cette période et, le pire, c’est qu’il semblait presque être un fait établis que cette journée sacrée des amoureux, ne devait être passer qu’avec l’élu de son cœur et personne d’autre. C’était presque une invitation à faire tout contraire. Mais le coté chocolat et ours en peluche, en revanche, tu l’aimais bien. Après tout, tu adorais les peluches, d’ailleurs, maintenant que tu y pensais, ça manquait un peu dans ton lit. Il n’y aurait qu’à corriger ça lorsque vous serez en ville !

Rapidement, il enchaine sur le possible déroulement des événements et ton regard s’allume d’impatience dès qu’il prononce le mot Sushi.

    « Oh oui ! Des sushis ! Depuis le temps que je me dis qu’il faut que j’en goute. »

Tu n’avais jamais vraiment eu l’occasion de manger ces petits mets de poisson cru jusqu’à maintenant. Il t’était arrivé d’avaler un ou deux repas asiatique avec des amis mais tes parents aimaient la cuisine française ou italienne, alors tu n’avais jamais réellement l’occasion de réellement tester ce plat. Glissant tes bras sur les épaules d’Heath en affichant un large sourire, tu déposas un léger baiser sur sa joue.

    « Merci pour l’invitation et pour ce timing juste parfait pour apparaitre aujourd’hui. »

Tu finis par te détacher pour attraper ta veste et glisser tes pieds dans tes sandales que tu avais laissées au sol en arrivant. Il avait sauvé ta journée et sans doute le reste de ta semaine en débarquant comme ça, te surprenant entrain d’esquisser des pas légers sur une musique qui ne t’appartenait pas. Il t’avait redonné un sourire qui t’avait presque quitté durant une seconde, ce qui te ressemblait bien peu, en se montrant si heureux d’être ici, dans cette école et ce pays. Il avait réussis à te remonter le moral sans même savoir qu’il n’était pas au beau fixe. Quelques pas légers, et te voilà à la porte de l’atelier, à nouveau toi-même, te tournant vers lui avant de quitter la pièce, esquissant un clin d’œil plein de malice.

    « A plus tard du coup. Et attention, pas de lapin. »

Ce garçon était magique et sans doute qu’il n’en était même pas conscient.


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