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 A nos heures perdues (PV Cassandre)

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Killian Joly

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MessageSujet: A nos heures perdues (PV Cassandre)   Dim 27 Avr - 18:27

Killian descendit les escaliers conduisant au sous-sol avec discrétion. Personne ne l'avait vu descendre ; parfait. Posant le pied par terre, il regarda autour de lui avec curiosité : cette partie de l'école était visiblement en cours de construction (ou de restauration?). De ce fait, il n'y avait pas un chat et c'était précisément l'intérêt de cet endroit. Killian retira sa veste trop ajustée qui entravait ses mouvements et la tint à la main alors qu'il avançait à tâtons. Il trouva enfin l’interrupteur.

Mais que faisait donc le suisse dans ce lieu strictement interdit aux élèves ? Il devait bien avoir une raison pour transgresser le règlement. Malgré tout son sérieux, Killian voulait être certain de ne pas être dérangé pour ce qu'il s'apprêtait à faire, et, il fallait l'avouer, il avait été un peu curieux de savoir ce qu'il se trouvait ici. Il avait vu deux personnes ressortir de cet escalier l'autre jour avec un sourire radieux aux lèvres. S'il ne s'était pas agi de deux garçons, mais plutôt d'un homme et d'une femme, Killian aurait facilement pu supposer la raison de cet air ravi. En l’occurrence, ce n'était pas le cas. Son affaire n'en avait pas pour longtemps de toute façon, il n'avait pas besoin de s'inquiéter. Personne ne le surprendrait ici, même avec le plus mauvais des karmas.

Il poussa une porte un peu au hasard. Elle renfermait de nombreuses tables et chaises empilées dans un coin. Il devait s'agir d'une salle de rangement ou d'entrepôt. C'était parfait ; il attrapa une chaise et la traîna jusqu'à une table. Une tonne de graffitis la recouvrait et il les parcouru un instant. C'était toujours la même chose, quelque soit la salle de classe ou l'établissement scolaire : des mots d'amour, des boutades et des dessins puérils. Killian détestait écrire sur les tables, il trouvait cela particulièrement irrespectueux pour les autres utilisateurs de l'objet et le propriétaire de celle-ci. Mais au fond, il supposait que ce n'était pas très important.

Les écritures disparurent sous un petit cahier à la couverture de cuir noir, de la marque Moleskine. D'un splendide stylo à plume Mont Blanc, offert pour ses dix-huit ans de la part de sa cousine Isabelle, il commença à écrire.

Écrire quoi ? Mais est-ce que ça vous regarde !
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: A nos heures perdues (PV Cassandre)   Dim 27 Avr - 23:27

[* * *]




C'est assez dramatique. Tu te retrouves encore dans une chambre trop petite, moins que celle en Allemagne, bien sûr, mais cela ne valait pas le confort de l'un de ces hôtel à Venise ou à Barcelone. Tu n'avais plus d'intimité, retour aux chambres avec colocataires toutes aussi bizarres les unes que les autres. Enfin, tu finirais par t'habituer; Puis tu retrouver une tête un brin connu. On était en octobre, et ça faisait quatre semaines environs que tu avais poser tes valises. Un autre départ à zéro. Mais cette fois ci sans l'année de retard. Tu recommençais à prendre de l'assurance. Oublier les éboulements. Ta vie à la con.

Alors voilà, tu avais rencontrer quelques personnes, à commencer par ce dealer de bouteilles de vodka qui te ruinait un peu trop souvent, une ou deux filles qui connaissaient bien la Suisse et qui t'avaient montrer un ou de coins sympas. Mais pas grand chose non plus. Tu te demandais où était le temps où on se retourner à ton passage. Où on t'arrêter dans les couloirs pour que tu puisses mieux continuer avec seulement un regard.

Enfin. Dans un besoin de te retrouver seule à dix-huit heures, tu t'étais réfugiée dans le sous-sols. Tu n'aimais pas du tout ce genre d'endroit, parce que tu avais toujours peur que quelque chose explose, et que cette fois, tu ne survives pas. Mais malheureusement, en un jeudi soir, la laverie était un lieu de passage bien trop fréquenté en cette heure. Juste assez tard pour laver son linge mais qu'il soit prêt afin d'être beau le week-end. Alors tu avais fini par comprendre qu'ici serait le mieux. Bien que la bibliothèque t'aie attiré pendant un temps. Histoire d'avoir un shot d'adrénaline. En souvenir du bon vieux temps ou par simple fantasme.

Alors tu lèves les yeux quand tu vois quelqu'un arriver et soulever une table et une chaise pour les installer. A priori il ne t'as pas vu. Tu penches la tête pour trouver de qui il s'agit, retirant ta main de ta culotte, fouillant de l'autre dans ton sac pour en sortir un tube de gel anti-bactérien et un mouchoir. Juste histoire de se laver. Tu te laisses tomber de ton perchoir, un bureau d'écolier que tu avais tirer au préalable, pour laisser tes boots claquer sur le sol histoire de te faire remarquer.

    « On ne t'as jamais appris à frapper ? »


Tu étires un sourire, essuyant le reste de gel sur la fesse de ton jean. Et tu t'approches, un peu doucement. Tu passes quelques noms dans ta tête. Konan, non... Kyle... Mh. Killian ! C'est ça. Tu l'as déjà croisé. Dans une soirée en début d'année entre zénith "pour apprendre à se connaître", un truc du genre. Et puis, tu l'as croisé deux trois. A sa manière de s'habiller, de se coiffer et d'être un peu trop lisse, tu devines qu'il a du pouvoir. Et par pouvoir tu entends argent. Alors forcément, ça te plait. Ca te rappelle un peu Geoffrey. Ou le genre de gars que tu avais croisé lorsque ton père demandait de faire bonne figure à des réceptions de bureau.

    « Tu fais quoi ici ? C'est interdit tu sais... »


Et tu souris un peu. T'oublies un instant ce qu'il y a dans ta vie, qui devait être une béquille mais ressemble plus à un poids mort. Parce que tu sais que t'es sur la fin avec ton mec, et que tu sais simplement pas comment lui dire alors que tu lui as demander de tout changer à sa vie sur un caprice. Et tu te dis que ça te ressembles pas d'avoir des remords. Que tu feras ça la semaine prochaine. Après une bonne cuite.







[HS : En fait. Dans la Timeline de Cassandre. Ca se passe à son arrivée, à peu près.]
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Killian Joly

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MessageSujet: Re: A nos heures perdues (PV Cassandre)   Lun 28 Avr - 0:19

Un claquement, et Killian sursaute en fermant sèchement son cahier. Son cœur a manqué un battement et ses sens sont en alertes ; personne n'aime se faire surprendre alors qu'on pense s'être dérobé à la vue de tous... Aussi bien Killian que Cassandre.

« On ne t'a jamais appris à frapper ? »

Killian a un soupire profond. Il se sent inutilement soulagé.

« Cassandre... », murmure-t-il en se souvenant immédiatement de son prénom.

C'est qu'elle lui a fait une sacrée frayeur ! Il ferme son stylo à plume avec son capuchon et le glisse dans son étui lentement, désormais serein et rassuré.

« Tu fais quoi ici ? C'est interdit, tu sais... »

Avec le même calme olympien et impassible, le brun range son carnet dans son sac, une serviette en cuir brun signé Le Tanneur. Cassandre a vu juste, comme la plupart des gens en société : l'apparence compte beaucoup plus que ce que l'on prétend. C'est le reflet de son statut social dans bien des cas. C'était pour cette même raison que son père se faisait des millions avec ces merdes à l'odeur de sang de baleine. Poussant sa chaise en arrière pour se relever, il se tient droit de toute sa hauteur en face de la jeune fille.

Cassandre Lipovski. Il l'a déjà vu quelques fois, mais n'a jamais cherché à approfondir leur relation. De ce qu'il a entendu dire, c'est une pimbêche superficielle de la pire espèce. Elle n'a pas à jalouser la fortune des Joly, ce qui n'a sûrement pas aidé à la rendre d'avantage agréable. Killian a beau tenter d'éviter de juger les gens trop vite, il sent que la chose semble déjà faite concernant la brune. Il arrive à peine à sourire, contrarié que son intimité ait été interrompue.

« Tu sembles le savoir mieux que moi. Et toi, qu'est-ce que tu fais ici ? »

Il évita royalement la question et se félicita d'avoir rangé son carnet. Sans gêne comme elle était, elle n'aurait peut-être pas hésité à l'arracher de ses mains pour satisfaire sa curiosité. Il la regarda d'avantage. C'était vraiment une jolie fille. De celles qui n'avaient pas besoin de se maquiller pour être belle. De celles qui pouvaient tout porter, quelque soit le style. Lorsqu'il rencontrait des filles de ce genre là, il avait envie de les embrasser doucement, comme le baiser d'un prince pour réveiller sa belle. Il ne devait pas être le seul ! Sensible à la beauté, comme bien des hommes, Killian ne pouvait nier les atouts de la brune. Cela dit... Dès qu'elles ouvraient la bouche, les choses coinçaient. Il les préférait d'avantage gentille et attentionnée mais banale, plutôt que belle mais superficielle. Il ne pouvait avoir Mélissa, alors il s’amourachait de filles dans le même genre. Malheureusement, elles semblaient rares, ce qui achevait de convaincre Killian de la merveille qu'était sa meilleure amie. Quant à Cassandre... Elle semblait ne pas tomber pas dans la bonne catégorie selon les rumeurs ; Tant pis. Peut-être fallait-il creuser pour découvrir une générosité inattendue.
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: A nos heures perdues (PV Cassandre)   Lun 28 Avr - 13:17



Qu'est ce que tu faisais ici ? Répondre honnêtement serait très probablement la plus mauvaise idée. Surtout que tu avais toujours entendu les gens mentir autour de toi. Et tu t'étais décidée à grandir dans la même voie, ou du moins depuis ta pré-adolescence. Depuis que tu te construisais une image. Alors tu réarranges le col de ta chemise et donne un coup de main dans tes cheveux histoire qu'ils retombent correctement. Alors tu restes floue. Avec une seconde phrase dite presque sur le ton de la rigolade.

    « Je m'accorde du temps. Tu sais, se retrouver. »


Tes pas finissent par t'amener derrière le garçon que tu relook rapidement avant de t’asseoir sur le dossier de la chaise de laquelle il vient de se lever, posant tes pieds là où d'habitude on pose ses fesses. Au final, vous n'aviez pas grand chose à vous dire. Avais tu déjà eu de la conversation, en fait ? Les choses s'étaient toujours faites naturellement. Tu demandais un verre que l'on t'offrais généreusement, ou alors tu les laisser t'approcher, te raconter leurs vies alors que tu replaçais quelques birbes de conversations, lues ou entendues qui te faisait apparaître comme intéressée par ce qui était dit avant de t'éclipser. En fait, tu ne savais pas te lier. Enfin. Tu avais eu des copines. Le genre de filles avec lesquelles tu restes en bande juste histoire de pas manger toute seule, et d'entendre les nouveaux potins. Oh, et récemment il y avait Alessa. Même si tu n'avais pas compris comment vous en étiez venu à vous apprécié -peut-être le mépris commun d'une personne qui venait crever votre bulle- tu te plaisais à passer du temps avec elle et échanger des choses qui étaient plus que des banalités. Et puis, elle t'avait permis de ne pas rentrer chez toi, ce qui était plus qu'une bonne chose. Mais pour les hommes, tu ne savais pas comment faire pour les aborder sans les séduire ou le détester. Parfois les deux à la fois.

    « Je comprends pas. Un gars comme toi devrait être en train d'échanger des banalité avec des personnes qui auront une importance dans l’économie, au moins locale. Non ? »


C'était un brin méchant. Mais à le voir toujours tiré par quatre épingle, tu pouvais reconnaître la trop bonne éducation. Et dans le fond, personne ne pouvait aimer ça à moins qu'il y ait trop d'alcool des des salles vides pour s'isoler. Parce que les fils de bonnes familles, bien que certains comme Gabriel étaient à l'inverse d'un noble au niveau de l'apparence, savaient se reconnaître à plusieurs kilomètres.

    « Ou sinon t'es en train de manigancer pour leur extorquer du fric. C'est ça ? »


Parce que tu as un coin "potin" dans ta tête, où tu retiens toutes les informations qui pourraient un jour te servir. Comme qui est l'héritier d'une grande firme de cosmétiques.



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Killian Joly

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MessageSujet: Re: A nos heures perdues (PV Cassandre)   Lun 28 Avr - 14:26


 « Je m'accorde du temps. Tu sais, se retrouver. »

Maline. C'était assez flou pour qu'il ne puisse deviner la raison de sa venue, et tout aussi vague pour qu'il n'y distingue aucun mensonge. Ce genre de phrase fourre tout était une des façons les plus efficaces de bloquer son don. Malheureusement, Killian ne révélait jamais ce dernier ; personne ne pensait donc à s'en protéger.

Il la suivit du regard jusqu'à ce qu'elle s'installe sur le dossier de la chaise. Elle cherchait à se donner un genre ? Il se sentit irrité de surprendre le regard inquisiteur de Cassandre sur sa personne. Reluquer les gens de la sorte était au mieux impoli ; au pire vulgaire. Cela ne lui donnait pas des masses envie de creuser pour savoir si elle était ou non sympa, dans le fond.

«  Je comprends pas. Un gars comme toi devrait être en train d'échanger des banalités avec des personnes qui auront une importance dans l’économie, au moins locale. Non ? »

Rectification : il faudrait creuser très, très profondément. Ses sourcils se froncèrent légèrement. Qu'est-ce que pouvait vouloir dire « un gars comme toi » ? Ils s'étaient à peine adressé la parole dix minutes en un mois, et elle semblait déjà penser le connaître. Oh, c'était sûrement l'effet de sa tenue et de sa mine. On lui avait déjà fait le coup ! Mais d'une façon aussi franche, jamais. Quand quelqu'un avait des préjugés, cela se sentait. Cassandre, plutôt que de distiller ses idées toutes faites au fur et à mesure de la conversation comme tout le monde, avait décidé de mettre les pieds directement dans le plat. C'était absolument déplaisant.

« Ou sinon t'es en train de manigancer pour leur extorquer du fric. C'est ça ? »

Ils étaient seuls et personne ne les dérangerait ici. Cela le soulagea : il n'avait pas besoin d'être spécialement aimable avec cette petite garce. Même une personne bien élevée et tolérante comme l'était Killian pouvait s'emporter devant tant de méchanceté déversée gratuitement. Non mais oh ! C'était pas le Dalai Lama non plus ! Il se retourna vers elle, l'air froid et cassant.

« Je ne peux pas être riche et honnête ? Ce sont vraiment des notions antinomiques ? »

Il n'était pas l'honnêteté incarnée, mais il était loin d'être malfaisant et machiavélique. Extorquer des gens ? Manigancer dans le dos de quelqu'un pour y tirer un quelconque intérêt ? C'était très mal le connaître ! Même ses parents n'étaient pas aussi pourris. Quant à échanger des banalités... Eh bien, il ne pouvait nier qu'il le faisait. Il le devait, après tout. Et cela n'avait rien de mal en soi, même si lui-même s'en passerait bien. Qui était cette fille, pour se permettre d'être aussi insolente et virulente ? Elle devait vraiment s'ennuyer, pour aller jusqu'à se créer un ennemi sans raison. Soit, Killian lui rendrait la réplique. Ça le défoulerait. De toute façon, rares étaient ceux qui l'appréciaient, on ne lui en voudrait pas de lui répondre sur le même ton.

« Tu ferais mieux de réfléchir à ce que tu dis, avant de balancer tout ce qui te passe par la tête. Ça t'éviterait bien des commérages... et de finir tes journées toute seule dans un sous-sol. »

Sur ce, il fit le tour de la chaise pour attraper son sac. Il n'avait aucune envie de rester ici désormais. Lorsqu'il chercha sa veste de velours noir, il s'aperçut qu'elle était toujours accrochée au dossier de la dite chaise... Et que Cassandre posait ses fesses innocemment dessus. Oh, qu'il se senti agacé !

« Tu es assise sur ma veste. » fit-il simplement remarquer pour qu'elle se pousse.
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: A nos heures perdues (PV Cassandre)   Lun 28 Avr - 14:58



Les choses étaient simples et basiques. Tu n'étais pas une fille bien. Et tu le sentais qu'il t'avais déjà catégorisé de la sorte alors même que les mots franchirent sa bouche. alors tu étale un petit sourire sur tes lèvres alors que l'une de tes mains vient triturer une mèche de cheveux. Tu aimais bien, mettre les pieds dans le plat. Trop directe. Alors tu réponds presque du tac-o-tac.

    « C'est ça. Regarde. J'ai du fric, je suis une garce. »


Ce n'était un secret pour personne. Et tu n'avais aucunement l'impression de te dénigrer en disant de telles choses. Et puis, ça te permettait d'appuyer ton point, alors c'était on ne peut plus parfait. Tu forces un peu sur ton fort un intérieur, ou ton don, même si tu ne sais pas comment ça marche. Juste histoire d'essayer d'atténuer le mépris qu'il a pour toi. En général, ça ne marche jamais vraiment. Juste de quoi de ne plus être à chaud. Dans le fond, t'as un don génial, mais t'es juste trop naze pour t'en servir. Puis il souligne ta pseudo-dénigration par son discours de dire les choses sans penser. Soyons honnête. Tu ne dis jamais rien qui te mette vraiment en danger. Tu joues un rôle, créer depuis longtemps, et l'improvisation n'existe plus, ou sinon, est très rare.

    « Je viens ici pour les même raisons que toi chéri. T'as besoin de t'isoler pour faire quelque chose, peu importe quoi. Et moi aussi. Si mon mec ne me satisfait pas au lit, je m'isole et vient prendre du bon temps. J'ai encore un minimum de respect pour les filles avec qui je partage un espace trop petit. Après, pour revenir sur le seule. Tu peux participer si tu veux. »


Tu te met debout sur la chaise, le dominant du coup d'une quarantaine de centimètres, le temps qu'il récupère sa veste. Tu n'en as rien à faire des politesses convenues, puisque c'est un tête à tête -assez désastreux- mais au moins personne ne sera là pour juger, et il parait dur d'imaginer qu'il ira dire "je me suis retrouvé dans les sous sols avec Lipovsky" sans entaché une image aussi brillante. Qui veut se faire prendre avec une traînée de toutes façons ?



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Killian Joly

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MessageSujet: Re: A nos heures perdues (PV Cassandre)   Lun 28 Avr - 18:25


Le pic d'énervement qui avait soulevé son petit cœur d'habitude tranquille disparu comme il était venu. Peut-être avait-il vraiment un rapport avec la sagesse du Dalai Lama ? Killian ne se rendit évidemment pas compte du changement qui s'était mystérieusement opéré. On se dit rarement à soi-même « tiens, je me suis calmé d'un coup », après tout.

« Je viens ici pour les même raisons que toi, chéri. T'as besoin de t'isoler pour faire quelque chose, peu importe quoi. Et moi aussi. Si mon mec ne me satisfait pas au lit, je m'isole et viens prendre du bon temps. J'ai encore un minimum de respect pour les filles avec qui je partage un espace trop petit. Après, pour revenir sur le seule. Tu peux participer si tu veux. »

Ah. Ca y était, l'effet miraculeux s'était déjà envolé ! Pourquoi apaiser Killian si s'était pour raviver son agacement la seconde d'après ? Lèvres pincées devant tant de manque de manière, il décrocha sa veste et l'enfila sans un mot.

Le brun n'avait pas attendu Cassandre pour apprendre que les filles se masturbaient. Plus jeune, ça l'avait surpris, il fallait l'avouer. Il n'avait pu laisser échapper un « vraiment... ? » dubitatif, avant de penser à Mélissa et de virer au rouge tomate. Aujourd'hui, il n'était plus aussi ingénu. On parlait quand même d'un jeune homme de 18 ans ! Bien que très sage et plus mature que certains des adolescents de son âge, il s'était déjà essayé à quelques galipettes avec des filles qui lui plaisaient. Lors de sa première fois, il avait 17 ans. Cela s'était passé l'été dernier, en Croatie, alors qu'il était en vacances avec ses parents. Loin de Mélissa, il arrivait à fantasmer plus facilement sur d'autres demoiselles. Celle qu'il avait rencontré sur son lieu de villégiature était une apprentie pâtissière, une grande brune aux cheveux longs et aux yeux en amande. Ça lui avait fait quelque chose ! Mais bon, pas coureur de jupon pour un sous, il ne pouvait se vanter d'avoir une grande expérience... Il n'avait jamais eu de véritable petite amie. Contrairement à Cassandre et son long répertoire à Exs, supposait-il.

Une fois sa veste ré-enfilée, il reprit son sac en main et regarda Cassandre, perchée sur sa chaise. Son visage était redevenu neutre, comme si rien n'avait été dit. Lui montrer de l'attention, son mécontentement et son irritation, c'était exactement ce qu'elle cherchait et il ne lui ferait pas ce plaisir. C'était une pauvre fille qui ne méritait pas qu'on lui prête attention. Pas même celle de parler dans son dos, ou de la regarder avec des yeux dédaigneux. D'ailleurs, au contraire, son visage lisse exprimait une certaine peine. C'était triste de se comporter ainsi à seulement vingt ans. Mais bon, pas ses affaires. On ne pouvait pas aider quelqu'un ne voulait pas être sauvée.

« Je suis ravi de savoir que certaines personnes méritent ta considération. » fit-il en faisant référence à ses colocataires. « Je te laisse t'accorder du temps. »

Puis, sans plus ni moins, il tourna les talons en la laissant en plan sur son perchoir.


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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: A nos heures perdues (PV Cassandre)   Mar 29 Avr - 0:38



Faire parler de toi était la chose que tu savais le mieux faire. Vraiment. Avoir l'air un peu dégueulasse et marquer les esprit. Une dans la foule, mais celle sur laquelle on s'arrête où en bavant ou en crachant. C'était au choix. Ici Killian semblait avoir choisi le mollard.

Tu tire tes bras au dessus de ta tête, entrecroisant tes doigts à la limite de les faire craquer. Tu balances ta tête sur le côté lorsqu'il fini par te tourner le dos avec ses remarques acerbes. Descendant alors de la chaise qui te servait de pieds d'estale. Tu le rattrapes passant rapidement devant lui.

    « On recommence. Moi c'est Lipovsky. Et tu me plait assez. »


Pourquoi ? Parce qu'en cet instant il n'avait pas la moindre envie de toi. Et même si tu adora-a-a-a-a-a-a-is te sentir désirée, rien ne te faisait te sentir mieux que de gagner le désir de quelqu'un. Et ce encore plus quand ton don ne faisait pas des siennes. Tu passes les pouces dans tes poches arrières, vérifiant d'un coup d'oeil rapide que ton chemisier blanc n'est pas trop transparent. Juste assez opaque pour cacher la couleur de ton soutif, mais pas assez pour en dissimuler les formes principales.

    « Je suis assez douée pour savoir de quel catalogue vient quelqu'un. Donc ce que j'ai dit était peut être méchant pour rien, mais si tu prends la mouche, c'est que dans le fond c'est vrai. Et j'comprends juste pas pourquoi t'assumes pas ton côté fils-à-papa-très-riche, mais si t'avais un brin plus d'assurance, tu serais pas dans un coin en soirée. Y aurait tout le monde autour de toi. »


T'as tellement eu l'habitude d'être la reine. Mais toujours une reine seule. Ou du moins, dernièrement. Parce qu'il y avait eu ces garçons, pour lesquels tu avais eu de la passion mais qui t'avaient jeté après la première semaine. Toujours ton cul, jamais ta tête. Alors tu avais fini par te retrouver en bonne ou mauvaise compagnie tous les soirs. Mais dans toutes les écoles par lesquelles tu étais passée, tu avais toujours des invitations pour tout. Et au final tu en avais marre. Tu avais envie d'avoir quelqu'un à côté de toi. Un autre gars que Vitali, lui n'avait aucune personnalité. A trop t'aimer il te volait ta flamme. Tu voulais un bras auprès duquel paradé. Peu importe si ça se finissait en baisers et coucheries. Juste le couple en couverture sur les magasines.



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Killian Joly

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MessageSujet: Re: A nos heures perdues (PV Cassandre)   Mar 29 Avr - 11:36

Niveau couple en couverture de magazine, Cassandre était plutôt mal tombée. Si elle était si douée pour définir la catégorie de ses interlocuteurs, elle aurait du s'en apercevoir tout de suite : Killian était du genre discret, et tenait à le rester.

Ce dernier ne comprenait pas trop ce qu'il se passait. Il avait l'impression d'être sur une montagne russe : un coup il se sentait serein, l'autre, il frôlait la colère. D'où venait ce dérèglement ? Même aussi agaçante que pouvait l'être cette fille, il n'était pas du genre à bouillir ainsi. Sa colère, le plus souvent, était froide. Il pouvait compter sur ses dix doigts les rares fois où il avait haussé la voix. Et pourtant, là tout de suite, il était pris d'une envie folle de la pousser contre le mur et de la secouer. Peut-être que s'il le faisait assez fort, toute sa stupidité coulerait de ses pores ? Il serra fort l’anse de son sac pour compenser cette colère. Tous ses muscles se tendaient et sa mâchoire se serrait, retenant de son mieux cette rage naissante.

Il lui fallut plusieurs secondes avant d'articuler sèchement, haussant le ton :

« Arrête de foutre les gens dans tes catalogues à la con ! »

Quand on y regardait de plus près, qu'est-ce qu'il pouvait bien avoir en commun avec une Cassandre ou un Gabriel ? A part un patrimoine et un nom, rien ne les unissait, ou alors, si peu de chose. Killian haïssait qu'on le mette dans le même sac que ces imbéciles superficiels et prétentieux. Non pas qu'il valait beaucoup mieux qu'eux... Mais cette association rapide le dérangeait. Il avait fait beaucoup d'efforts pour se faire apprécier de ces gens, si loin de lui. Et cette presque inconnue arrivait à ruiner cette bonne entente en cinq minutes ! Jamais il n'avait vu un pareil talent pour le rendre aveuglé par l'agacement, au point de lui en faire perdre son self contrôle.

« Tu m’écœures, à penser qu'avoir de l'argent et être jolie suffit pour te faire une place. C'est à cause de gens comme toi qu'on se fait mépriser après un simple coup d’œil sur notre tenue ou notre porte feuille. »

Il l'écarta de son chemin en la poussant sur le côté. Il se fichait royalement de sa rudesse, pourvu qu'elle disparaisse de sa vue.

« Tout le monde se porterait mieux sans toi. »

Il le pensait du plus profond de son cœur. Il le pensait aussi souvent vis à vis de ses anciens camarades de son lycée privé. Mais c'était bien la première fois qu'il l'avouait de vive voix ! Il se contentait généralement de l'écrire dans un carnet ou d'en parler vaguement à Mélissa. Dieu, ce que ça faisait du bien ! C'était jouissif, d'être honnête. Il comprenait pourquoi Cassandre disait toutes ces méchancetés et vulgarités sans façons. Cela dit, il le regretterait certainement dans trois heures, soupirant qu'il n'aurait jamais dû être aussi brutal. Faire du mal à cette fille ne changerait rien, et se défouler de la sorte non plus. Blesser quelqu'un, même Cassandre, ne lui ressemblait pas. Oui, c'était sûr et certain, il le regretterait amèrement plus tard. En attendant... Cette colère bouillait si fort qu'il n'avança même pas, alors que le chemin vers l'escalier était enfin dégagé. Au contraire, les yeux vibrants, il continua avec un ton plus mauvais que jamais :

« Pourquoi est-ce que tu ne resterais pas coincée ici avec les gens de ton espèce ? »


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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: A nos heures perdues (PV Cassandre)   Mar 29 Avr - 13:45



Tu te délectais du spectacle que tu venais de lancer. Le menton un peu en avant, tu plias tes bras sous ta poitrine. Tu étais un peu plus petite que lui alors tu le laisser te regarder avec son air méprisant pendant que tes lèvres ne cessaient de s'étirer. Tu avais l'habitude que l'on te déteste. Souvent tu entendais des chuchotements, rare étaient ceux qui te disaient ça en face, mais pas de quoi te déstabiliser. Il y avait pourtant plein de choses qui te rendaient fragiles, mais pas la haine des gens.

Il te pousse, et tu rattrapes ton équilibre comme tu peux. A vrai dire, tu n'es pas tout à fait d'accord avec toutes les saloperie qui sortent de sa bouche, mais pour une fois, tu préfères la fermer. Ca servira bien plus ton but que te mettre en opposant, encore plus encrer dans ses positions. Au contraire. Tu ne catalogue pas tellement les gens. Tu les retires de ce de quoi ils viennent. Tu n'as jamais eu le nom de ton père, juste sa carte de crédit. Il n'est pas un nom que l'on retient, ne possède pas une dynastie. Il est juste directeur d'une agence immobilière. Une grande. Alors t'as une fortune et quelques repas à faire. Jamais rien de plus. Il n'y a rien qui reposent sur tes épaules. Depuis presque cinq ans, il te crache que de toutes façons, tu n'es qu'une potiche juste assez belle pour épouser un homme riche. Il retient ses mots depuis que ta peau s'est déchirée. Mais il n'en penses pas moins.

Tu t'approches une dernière fois de lui, juste assez près pour que si une tierce personne était présente, puisse croire que vous étiez intimes, et ton visage sur le côté du sien, comme si tu voulais lui chuchoter quelque chose, la tendresse en moins.

    « Et avec tout ce que tu viens de me sortir, tu penses vraiment que tu vaut mieux que moi ? »


Sur ces mots tu tournes les talons pour partir de la salle. Tant pis, tu iras bouquiner dans ta chambre. Tant pis pour ton bon temps. Alors que tu franchis la porte, tu lève le bras, comme un au revoir sans même te retourner.

    « Au r'voir chéri. »







[HS : Voilà, si ça te va, Cass est définitivement partie.]
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Killian Joly

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MessageSujet: Re: A nos heures perdues (PV Cassandre)   Jeu 1 Mai - 11:56

Il resta bouche bée. C'était lui ou il venait de se manger une baffe ? C'était tout du moins son impression. Voilà où elle voulait en venir depuis le début ! Il se sentit piqué au vif, ses poings se serrèrent de dépit. Comment avait-il pu être aussi stupide ? Comment avait-il pu se faire si facilement manipuler ? La colère l'avait tout simplement aveuglé. Et il avait autant de difficulté à comprendre d'où venait cette dernière. Impossible qu'il perde bêtement son sang froid durement acquis et maîtrisé pour une pareille idiotie ! Et pourtant, c'était bien ce qu'il s'était passé n'est-ce-pas ? Killian était confus, mais il n'imagina en aucun cas que cela était dû à la faible maîtrise du don de Cassandre. Il pensa d'avantage à son mauvais fond qui avait fait soudainement surface, pour se vider. Et cela l'humiliait.

Il la regarda se retourner, mâchoires serrées au possible. Il aurait voulu dire quelque chose, mais rien ne venait, la honte lui clouait les lèvres et écrasait son estomac.

« Au r'voir, chéri »

Il resta ainsi debout même quand elle disparut de sa vue, après avoir monté les escaliers. Puis, lentement, il se rassit sur la chaise qu'avait occupé la jeune fille un peu plus tôt. Il sortit machinalement son cahier, en expirant un très lourd soupire. Il répéta ce souffle plusieurs fois. Enfin, il ouvrit la couverture de cuir et saisit son stylo plume ; il commença à noter.
Spoiler:
 
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A nos heures perdues (PV Cassandre)

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