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 Stairway to heaven, really ? [Ani]

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Gabriel de St-Andrez

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MessageSujet: Stairway to heaven, really ? [Ani]   Mar 29 Avr - 21:40

Le samedi matin, la plupart des élèves profitent de leur relative liberté pour faire la grasse matinée, les horaires du réfectoire sont suffisamment souples pour ça, et même les plus gros dormeurs se débrouillent en sautant le petit-déjeuner, tout simplement. Mais pas Gabriel. Lui, le samedi matin, chaque semaine, avec la régularité d'un horloger, il se lève tôt, descend manger dès l'ouverture du service, puis se dirige vers l'infirmerie, pour sa séance de rééducation, sensée démarrer à neuf heures, avec une constance qui en remontre même à celle des piqûres de l'Autre. Une heure pour manger, c'est confortable, largement suffisant, il peut même parfois se permettre de remonter dans sa chambre, plutôt que de tourner en rond dans le hall ou la jardin désertés par le reste des élèves, ou à peine animé par la silhouette des plus matinaux d'entre eux. Ce samedi de début mai ne fait pas exception. Le temps est frais, à peine plus de dix degrés, et même si ce n'est pas tellement la température en elle-même qui dérange le bouillant héritier, l'humidité, elle, le fait grimacer, et regretter le t-shirt un peu léger qu'il avait enfilé avant de sortir. Une fois son café et ses tartines avalées, il fait donc faire demi-tour à sa monture roulante, et retourne dans sa chambre, bien décidé à se changer. Comme d'habitude, il sort le pass qui l'autorise à utiliser l'ascenseur ajouté aux bâtiments lors de leur rénovation pour accueillir l'école, comme d'habitude, il attend impatiemment que Sa Lenteur parcoure la distance interminable qui sépare le rez-de-chaussée de l'étage –ou du moins, c'est l'impression que donne le temps que mettent les mécanismes à faire monter la boîte de fer d'un niveau à l'autre. Le signal sonore lui indique qu'il est enfin arrivé, et il rejoint sa chambre, réduisant la vitesse du fauteuil pour ne pas réveiller son colocataire encore endormi, pestant en silence sur les affaires qui traînent par terre et sur lesquels il a déjà pesté à peine une heure plus tôt, quand elles bloquent les roues ou s'enroulent dedans.

Un échange de hauts plus tard, et il ressort déjà, avance dans le long couloir, dans un silence à peine troublé par le bruit du moteur, qu'il n'entend presque plus à force d'habitude, celui des douches qui permettront à certains lèves-tôt de finir d'ouvrir les yeux, et le grésillement des néons au-dessus de sa tête. Jusqu'à ce que le grésillement s'interrompe et qu'il se retrouve dans le noir. Panne de courant, généralisée, à en croire les exclamations étouffées qui surgissent çà et là des chambres. Et merde. Avec un juron, Gabriel fouille dans sa poche, en sort son téléphone pour éclairer le couloir désormais complètement noir. La porte est encore loin, de quoi alimenter quelques suppositions. Avec un peu de chance, la panne n'a eu lieu que dans ce couloir et les chambres qui en dépendent. Avec un peu de chance, le palier n'a pas été touché. Avec un peu de chance, l'ascenseur fonctionnera encore, et il pourra éviter d'être en retard à sa séance, ou, pire encore, de devoir demander de l'aide. Sauf qu'il semblerait qu'il n'a pas de chance, aujourd'hui, ça avait mal commencé avec la météo, ça continue mal avec l'électro. Pas de lumière non plus dans le palier, à peine plus que dans le couloir, une vague luminosité arrive des verrières de l'escalier. Mais l'écran au-dessus de l'ascenseur, lui, reste éteint, désespérément vide, même après que Gabriel, dans un dernier élan d'espoir, ait tenté de le faire fonctionner avec le pass.

    - Putain de bordel de merde.


Rien. Il n'y a rien eu. Pas le moindre son, pas la moindre réaction. Et le voilà, coincé dans la pénombre, condamné à rester là jusqu'à ce que la panne soit réparé ou que quelqu'un ne l'aide à descendre les escaliers, à moins que le fauteuil n'ait été doté dans la nuit d'une miraculeuse option "chenille". Journée de merde en perspective.

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Aniela N. Glinczanki

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MessageSujet: Re: Stairway to heaven, really ? [Ani]   Mar 6 Mai - 21:55

Le samedi matin la plupart des élèves tardaient dans leur lit, attendant le dernier moment pour se lever, l'occasion de faire une bonne grasse matinée... Mais pas toi Aniela. Tu as mieux a faire le samedi matin. Comme d'habitude tu te lèves tôt, trop tôt, on ne sert même pas le petit déjeuné à cette heure. Mais tu ne dors jamais très longtemps le matin, en même temps il faut te comprendre. Dès les premières lueurs du jour tu te mets à entendre un vacarme sans nom dans ta tête. C'est impossible de rester au lit bien longtemps comme ça.

Comme tous les samedis donc, tu t'es levé à l'aube, lorsque le soleil commence à peine à se montrer. Tu prends soin de ne pas réveiller tes camarades de chambre, tu enfiles un vieux pull marron à ton père, beaucoup trop grand pour toi mais tu t'en fiches, il tient bien chaud le matin. Tu mets un jean troué, une paire de converses anciennement rouge, un peu trop usée par le temps et le jardinage. Tu verses un peu d'eau dans le pot de Marie-Rose pour réveiller le fleur en douceur, puis tu files dehors. Et comme tous les samedis matin, tu te diriges vers le jardin. Et comme tous les samedis matin tu vas t'occuper des plantes des environs. Bien sûr, il y a des jardiniers à Verbum, tu les as déjà vu, tu leur as même déjà adressé la parole une ou deux fois. Ils sont gentils avec toi, ils veulent bien te prêter des outils si tu en as besoin, écoutent tes suggestions et l'avis de la nature que tu transmets. Ils t'ont secrètement prêtés un double des clés de leur remise pour que tu puisses y aller seule.

Ce matin, à peine poses-tu les pied dans le jardin que tout le monde réclame ton aide. Alors tu remontes tes manches et tu te mets au travail. Tu ne fais pas de grandes choses en réalité. Tu règles les conflits de voisinages et de territoires, tu soignes les fleurs malade, tu accélères la floraison de certaine pour aider les jardiniers dans leur travail. Rien de bien extraordinaire. Tu gères surtout le côté personnel et individuel des plantes de ce jardin.
Vers 8h30, tu as fini,tu ranges donc toutes les affaires, tu saluts tout le petit monde et tu files vers les dortoirs. Habituellement, tu vas te doucher, pour nettoyer toute la terre que tu as partout, puis tu descends déjeuner. Tu arrives devant le bâtiment du dortoir, tu frottes tes pieds sur le paillasson pour ne pas salir les bâtiments, tu t'es déjà fait remonter les bretelles pour cela. Cependant avec le temps humide d'aujourd'hui, la terre colle aux chaussures si bien que tu es obligée de retirer tes chaussures. Les tenant d'une main, tu rentres donc dans le bâtiment en chaussette. Fatale erreur.

Tu montes les marches en sautillant presque, de bonne humeur en fredonnant un air de chanson pour enfant. Soudain e courant s'arrête, et toi avec, au milieu des escaliers. Tu soupires, la journée avait bien commencé pourtant. Tu reprends ton ascension, l'humeur plus morose, car tu te demandes si tu vas pouvoir prendre ta douche dans ces conditions. Tu arrives en haut des marches et là c'est le drame. Tu le reconnais dans la pénombre, ce fauteuil, ce visage, ces cheveux blonds. C'est Gabriel. Il ne t'a pas encore remarqué, ton premier réflexe est donc de faire demi-tour pour redescendre les marches avant de finir en cendre. Mais voilà, tu es en chaussettes et dans la précipitation avec le sol glissant, à peine finis-tu ton demi-tour que tu pers l'équilibre et tu te retrouves sur les fesses. Tu pousses un cri de douleurs que tu étouffes trop tard. C'est raté pour la discrétion. Tu lèves là tête dans la direction du jeune homme, l'espoir encore actif qu'il ne t'ait pas remarqué vient de s'éteindre.

« Ahah... Bonjour. Désolée... Hm... Vous avez besoin d'aide ? »

C'est tout ce qui te vient à l'esprit. Mais concrètement. On se demande lequel des deux est le plus en détresse actuellement.

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Gabriel de St-Andrez

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MessageSujet: Re: Stairway to heaven, really ? [Ani]   Mer 7 Mai - 21:21

Maintenant que Gabriel a arrêté de jurer et d'insulter le petit malin qui, quelque part dans les nuages, a décidé qu'il serait amusant de couper le courant juste au moment où lui aurait eu besoin des services de la fée électricité, le silence est revenu. Enfin, presque, puisqu'il peut entendre dans les escaliers un bruit de pas étouffés, un signe de vie, peut-être même une vie assez intelligente pour comprendre que dans l'instant, il aurait besoin d'une légère assistance. Gabriel tourne le regard vers l'escalier, espérant sans trop y croire avoir affaire à quelqu'un qui aurait suffisamment de force pour transporter le volumineux engin jusqu'au rez-de-chaussée, juste à temps pour voir une silhouette lui tourner le dos et s'affaisser sans délicatesse aucune avec un bruit suraigu. La tignasse verte qui surmonte le tout ne laisse aucun doute sur l'identité de la silhouette en question, et l'héritier laisse échapper un long soupir. Bien sûr, de tous les élèves de l'école, il a fallu que cela tombe sur Aniela. Bien sûr, cela aurait pu être pire, il aurait pu se retrouver nez-à-nez avec Lyria ou, pire encore, avec l'Autre, mais l'arrivée de la fille aux fleurs ne l'enchante guère. Il ne lui a jamais vraiment parlé, ne lui a jamais rien fait, mais elle semble toujours terrifiée par sa simple présence, même après plus de quatre ans, même après qu'ils aient vécu les mêmes événements à Synchronicity, comme en témoigne le bafouillage à peine audible qu'elle laisse échapper après avoir relevé la tête. Il ne rêve pas, elle vient bien de le vouvoyer, un réflexe qui lui rappelle quelqu'un d'autre, un ancien de Synchronicity, comme elle, qu'il terrorisait, comme elle, qu'il avait croisé de bon matin, comme elle. Il ne l'a pas revu depuis le changement d'école, d'ailleurs, sans doute a-t-il choisi de rester chez lui, à l'abri des attentats qui menacent toujours, ou peut-être qu'il lui est arrivé quelque chose, Gabriel n'en sait rien, et, à vrai dire, n'en a franchement rien à faire. Pour l'instant, encore plus que d'habitude, il tient plutôt à s'occuper de lui-même, et plus précisément de la manière dont il va pouvoir rejoindre l'infirmerie dans les plus brefs délais, et ce avec Aniela comme unique aide disponible sur le moment. Aide qu'elle a d'ailleurs proposé, ou du moins c'est ainsi qu'il interprète son borborygme final, étant donné qu'à cet instant précis, oui, il a besoin d'aide, encore qu'il soit impossible à sa fierté de l'avouer directement, un problème qu'il contourne, après un nouveau soupir, sur un ton mordant que l'on pourrait croire emprunté à l'Autre.

    - Non, en fait je m'apprêtais à descendre les escaliers en volant…


La journée s'annonçait déjà mauvaise, elle ne fait qu'empirer à chaque instant qui passe. En levant les yeux au ciel, il enclenche le joystick, fait avancer le fauteuil jusqu'à elle, de manière à pouvoir entendre un peu mieux ce qu'elle répondrait, au cas où cela ait une quelconque utilité, mais aussi pour se rapprocher de la faible source de lumière que constituent les rayons de jour pluvieux qui filtrent de l'escalier. Sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit, il reprend la parole, regardant du haut de son trône roulant celle qui ne s'est toujours pas relevée de la marche où elle est tombée.

    - Et comme je suppose que tu n'as pas les capacités suffisantes pour faire fonctionner à nouveau ce stupide machin, tu ne risques pas d'être d'une grande aide.


Le regard qu'il avait jeté aux portes désespérément fermées de l'ascenseur revient sur la jeune fille après qu'il ait prononcé ces paroles, s'attardant notamment sur ses bras plutôt maigres. S'il avait espéré tomber, avec un peu de chances, sur une personne capable de transporter monture et cavalier jusqu'en bas, cet espoir s'envole désormais. Grandiose.

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Dernière édition par Gabriel de St-Andrez le Mar 20 Mai - 20:28, édité 1 fois
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Aniela N. Glinczanki

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MessageSujet: Re: Stairway to heaven, really ? [Ani]   Lun 19 Mai - 20:39

Pourquoi faut-il que tu sois toujours maladroite quand il ne le faut pas. Pourquoi. C'est bien pour cela que tu n'as jamais essayé de travailler en temps que serveuse l'été. Ta paye n'aurait jamais remboursé tout les verres que tu aurais cassé pendant ton temps de travail. Ceci dit, si tu n'étais pas tombée comme une petite idiote là, Gabriel ne t'aurait pas vu et tu serais partie ni vue, ni connue. Mais dès que tu le voyais, il se passait toujours quelque chose pour qu'il te remarque, même quand vous vous croisez au loin, il fini toujours pas tourner la tête vers toi ce qui a tendance à te terrifier encore plus. Ah comme tu as l'air maligne les fesses sur le sol, le regard apeuré devant un jeune garçon qui en plus ne pouvait même pas marché. Tu as peur d'une personne handicapé. C'est grotesque. Tu entends ce dernier te répondre à ta question et vu le ton qu'il emploie, c'est la paralysie de la peur seule qui t'empêche de fuir en courant.

Tu le vois qui s'approche alors de toi avec son fauteuil et tu te dis que tu aurais du rester un peu plus longtemps dans les jardins. Tu y étais tellement mieux que là, les fesses sur les marches, avec ce garçon qui te terrifie. Tu te retiens à nouveau de fuir en dévalant toutes les marches de l'escalier. Ce n'est pas gentil et y a un jour où tu vas vraiment finir en cendre si tu continus. Il ne te laisse pas le temps de répondre à sa remarque cinglante, mais de toute façon tu le craignais trop à l'heure actuelle pour pouvoir formuler une réponse correcte à ce dernier.

Tu lui as néanmoins gentiment proposé ton aide. C'est déjà un bon début non ? Ceci dit, il veut surement descendre en bas, et sans ascenseur, tu ne vois pas trop comment l'aider. T'es petits bras ne vont pas porter grand chose, d'autant plus que ton bras droit est encore fragile des suites de l'accident, encore et toujours, comme-ci la blessure ne voulait pas se refermer pour ne pas que tu oublies. Tu réfléchis à comment aidé le jeune homme. Tu ne sais pas trop. Il a raison, tu ne feras pas marcher l'ascenseur et tu ne sais pas quand l'électricité allait revenir.

« Je peux vous poser une question... hm... deux en fait. Je peux vous appeler par votre prénom ? Et pourquoi avez-vous besoin de descendre ? »

Tu espères qu'il ne va te crier dessus pour te dire que ça ne te regarde pas, tu veux vraiment trouver un moyen de l'aider, il a l'air d'avoir véritablement besoin d'aide. Tu n'oses pas te relever, tellement tu as peur de lui et que son regard semble d'oppresser, faire poids et t'empêche de te relever. Pourtant c'est Lyria qui est télékinésiste pas lui. C'est la peur seule qui te pétrifie. Tu as déjà réussi à lui parler, c'est pas mal en soit, pendant deux ans tu en as été incapable. Il y a du progrès. Peut-être qu'un jour tu arrêteras de dire vous.

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Gabriel de St-Andrez

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MessageSujet: Re: Stairway to heaven, really ? [Ani]   Ven 6 Juin - 22:31

Elle est incroyable. C'est la seule chose qui arrive à l'esprit de Gabriel alors qu'Aniela reprend ses bafouillages. Toujours assise sur les marches, elle trouve le moyen de continuer à le sidérer, aussi bien par sa voix hésitante que par les mots qu'elle prononce. Elle est terrifiée, il le voit bien, il le sait, cela fait des années qu'elle le fuit, sans pourtant qu'il ne soit jamais allé plus loin que quelques paroles parfois mordantes, parfois purement neutres. Et puis il y a ce vouvoiement ridicule, déplacé dans ce genre de situation, ils ont le même âge, sont scolarisés dans le même établissement, et cette formule de politesse, qui aurait pu avoir sa place dans une quelconque réunion mondaine, n'a rien à faire sur ce palier assombri par la grève momentanée des ampoules électriques. Paradoxalement, elle qui pourrait se lever, redescendre et remonter les escaliers à volonté semble plus privée de sa mobilité que lui, tributaire de d'un moteur et de quatre roues. Et elle reste assise là, comme si son infériorité sociale, avérée si l'on ne prend en compte que le statut de leurs familles respectives, la poussait à reproduire la même situation d'une manière concrète, à rester inférieure ne serait-ce que dans la hauteur de leurs visages.

Elle est incroyable, et pendant un court instant, Gabriel hésite entre exploser de colère, laisser toute la frustration qu'engendre cette panne se déverser sur elle qui n'a pourtant comme seul tort que d'être au mauvais endroit au mauvais sans parvenir à dissimuler cette terreur qu'il lui inspire, et laisser couler. Rire de son ridicule, d'elle peut-être aussi un peu, en profiter pour ne pas penser à la kiné qui l'attend à l'infirmerie et qu'il ne peut pas appeler puisque son téléphone est en train de charger sur la table de nuit. Et finalement, c'est la seconde solution qui prévaut, alors que les questions d'Aniela résonnent encore à ses oreilles, et dont le son est vite remplacé par cet éclat un peu sarcastique, cet éclat que l'on n'entend guère vent de la part de l'héritier des St-Andrez. Cela ne dure pas, juste le temps pour lui de laisser échapper un peu de la pression, et il entreprend de répondre aux interrogations de la jeune fille aux cheveux verts.

- Je ne sais pas, peut-être que "Monseigneur" serait préférable.

Le ton reste sarcastique, il ne peut pas s'en empêcher, pas face à des questions aussi incongrues, mais si elle a un peu de jugeote, elle devrait bien le comprendre, ou du moins il l'espère. Mais puisqu'il a commencé à répondre, il peut bien continuer, l'autre question semble normale en comparaison, presque légitime même, et appelle une réponse plus sérieuse, plus sincère, en un sens.

- Et j'ai besoin de descendre parce qu'à ma connaissance c'est encore le meilleur moyen de se rendre à l'infirmerie.

La raison qui l'envoie à l'infirmerie, en revanche, est plus privée, et il espère bien n'avoir pas à répondre à cette question. Mais il vaut toujours mieux rester prudent, Aniela pourrait s'enhardir.

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MessageSujet: Re: Stairway to heaven, really ? [Ani]   Jeu 3 Juil - 20:06

Tu l'entends rire, peut-être que c'est une bonne chose, peut-être qu'il est de bonne humeur, peut-être qu'il t'aime bien. Mais qui te dit qu'il ne t'aime pas d'abord, c'est toi qui le fuit, c'est toi qui a des préjugés, pas lui. C'est toi la méchante dans l'histoire en fait, aussi bizarre que cela puisse paraître, tu étais le méchant et lui la victime. Peut-être que si tu le connaissais mieux tu serais amis avec lui, peut-être que vous avez des goûts en commun, peut-être qu'avec Camille vous seriez un trio inséparable Mais ce n'est pas le cas. Parce que tu as peur, tu as peur et tu ne peux pas réprimer cette peur, quand tu le regardes, des voix te hantent dans ta tête, un bruit étouffant, qui ferait devenir fou la plupart des personnes. Peut-être que tu l'es toi aussi, folle. Mais tu sais que tu ne peux pas te battre seule contre ça.

Plus les minutes passent, et plus son rire te terrifie au final. Et sa réponse sarcastique te fait baisser les yeux, parce que tu as un peu honte d'être stupide. Tu te dis que la prochaine fois que tu ouvres la bouche tu diras tu. Si, si, tu y crois. Il t'explique alors qu'il doit se rendre à l'infirmerie. Bon il te le dit pas comme ça, il te le dit de manière plus détournée, moins gentille aussi. Mais tu comprends qu'il doit aller à l'infirmerie. Cela t'inquiète. Peut-être qu'il est malade ? Peut-être qu'il a mal. Peut-être qu'il a un problème avec ses jambes ? Tu es sure que c'est le genre de personne capable de souffrir en silence et à ne rien dire pour rester fier. Ton sourire disparaît, tu es soucieuse maintenant, parce que même si Gabriel t'inspire la plus terrible des peurs, tu ne le détestes pas pour autant. T'façon tu détestes personne Ani, à part ton frère... et ton père.

Tu te lèves, dépoussiérant tes fesses et tes genoux au passage, tu regardes Gabriel sérieusement. Tu te concentres, histoire de pas lâcher une nouvelle bêtise qui pourrait l'amuser et te tourner en ridicule. Pour lui prouver que tu peux être forte. Pour te prouver que tu n'as pas peur de lui.

«  Tu as besoin d'un médicament ? De voir l'infirmière ? Si t'as besoin, je peux peut-être pas te faire descendre jusqu'à l'infirmerie avec mes petits bras c'est sûr, mais je peux peut-être amener l'infirmerie jusqu'à toi ! J'vais aller chercher l'infirmière. T'inquiètes pas. Tout ira bien. »

Et tu fais volte face, toute fière de toi parce que tu as réussi à dire tu pendant tout ton petit discours. Et tu descends en courant chercher l'infirmière. Persuadée de faire une bonne action. Pas un instant il t'est venu à l'esprit que Gabriel aurait pu refuser ou que tu entrais un peu trop dans sa vie privé. Non. Toi tu aides les gens, même quand ils veulent pas.


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MessageSujet: Re: Stairway to heaven, really ? [Ani]   Lun 21 Juil - 22:25

La réaction soudaine d'Aniela le surprend, le ferait presque reculer contre le dossier du fauteuil. Voir cette espèce de petite créature craintive se redresser soudainement, donner de la voix, dans un discours plus long que ce qu'elle n'a osé prononcer depuis le début de la conversation, a en effet de quoi étonner même le plus calme et posé des moines tibétains, une situation qui est bien loin de celle de Gabriel. C'est sans doute pour cela qu'il n'arrive pas à réagir sur le coup, plus habitué à ce qu'elle se fasse toute petite devant lui plutôt qu'à ce qu'elle s'impose, qu'elle ose s'exprimer, se donner une présence. D'habitude, elle est plutôt du genre à fuir à toute allure plutôt qu'à entamer, et même continuer la conversation, alors que lui-même n'a pas fait spécialement d'efforts pour la mettre à l'aise -et ne compte pas en faire. Et puis il y a ce déluge de questions, qui le prend par surprise, auquel il n'a même pas le temps de trouver de réponse avant qu'elle ne passe à autre chose, ne saute d'une idée à l'autre avec une rapidité qui en deviendrait presque effrayante. Non, il n'a pas besoin de médicaments, ni de voir l'infirmière, il a juste besoin d'aller à l'infirmerie, mais avant même qu'il n'ait le temps de répondre elle est déjà partie, dévale les escaliers, sans lui laisser le temps de l'arrêter ou de la corriger. C'est inattendu, et il ne peut rien faire, presque rien, pour l'empêcher de descendre, et de faire une bourde, comme ça ne l'étonnerait pas venant d'elle, parce qu'elle va lui ramener l'infirmière qu'il n'a pas besoin de voir, parce que tant qu'à faire, si elle est si motivée que ça, il préfèrerait qu'elle lui ramène quelqu'un qui saurait rétablir le courant ou qui serait capable de le ramener jusqu'en bas, à la limite qu'elle embarque la kiné avec elle. L'infirmière, il s'en fout, mais il lui faut quelques secondes pour digérer le flot d'informations qu'Aniela vient de faire s'abattre sur lui, et pour réfléchir à une réaction, même la plus instinctive possible.

- Attends !

Il a crié, n'est même pas sûr qu'elle l'ait entendu, écouté encore moins, et ses espoirs que cet appel ait suffi à l'arrêter sont faibles, alors que la cage d'escalier prouve, une fois de plus, ses capacités de résonances incroyables. Mais qui ne tente rien n'a rien, alors il continue, hausse le ton en espérant que sa voix porte au moins jusqu'à elle, qui doit déjà être bien loin, vu la vitesse à laquelle elle a filé.

- Si tu veux vraiment te rendre utile, ramène plutôt quelqu'un qui saura réparer ces conneries…

Il hésite, juste un instant de plus, il pourrait rajouter quelque chose, ne sait pas si ça aura une quelconque utilité, et finit par le marmonner, puisque de toute façon Aniela est sans doute déjà trop loin, avant de faire reculer le fauteuil de quelques mètres, juste de quoi ne plus être juste au bord des marches.

- … Et tant qu'à faire, c'est pas l'infirmière que je veux voir, c'est la kiné qui doit déjà être arrivée…

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MessageSujet: Re: Stairway to heaven, really ? [Ani]   Sam 30 Aoû - 23:49

Tu n'as pas entendue Gabriel crié, tu n'as pas écouté ce qu'il a dit, tu as directement foncé vers l'infirmerie Si vite, que tu as manqué de te casser la figure dans les escaliers. Il ne faut pas que tu te fasses mal, sinon, qui pourrait sauver Saint-Andrez ? Bon c'est pas comme ci grand monde allait le regretter, mais quand même. S'il a besoin de voir l'infirmière il faut faire vite, peut-être qu'il fait un malaise. Tu ne connais pas les procédures d'urgences, les gestes à faire en cas de problème et maintenant que tu y penses, peut-être que tu te renseignerais plus tard pour les apprendre. Entre ton père et ton frère, Nikolaï, Cassandre, tous ces gens qui se droguent et mettent en danger leur vie, peut-être que tu pourrais les sauver comme ça. Ce serait une bonne solution pour toi, tu auras l'impression d'être au moins utile si les choses tournent mal, à défaut de l'être en temps normal.

Tu cours, tu cours, tu ne sais pas bien si tu cours pour le bien de Gabriel ou pour fuir en fait. Une bonne question sur laquelle tu préfères ne pas débattre puisque tu arrives devant la porte de l'infirmerie. Tu l'ouvres en vitesse, tu pénètres dans la salle, au début tu ne vois pas l'infirmière. Tu commences à paniquer. Et si Gabriel commence à faire une attaque cardiaque tout seul dans son fauteuil en haut des escaliers ? Ca ne va pas être possible.

Tu entends la porte s'ouvrir derrière toi, tu te retournes et avec soulagement tu vois l'infirmière, avec son chariot pleins de bandages, de médicaments et d'outils dont tu ignores complètement l'utilité. Par exemple pourquoi y a une poubelle noire, une poubelle jaune et une encore une autre poubelle jaune.

« Tiens ? Aniela ? Qu'est-ce qui t'arrives ? Tu as de nouveau mal au bras ? »

Tu la regardes un instant sans rien dire. Oui c'est vrai, parfois la douleur dans ton bras droit te fait souffrir au point de demander des antalgiques. Machinalement tu saisies ton bras et tu le serres fort, mais très vite la situation te revient en mémoire.

« Ah ! Non ! C'est Gabriel de Saint-Andrez ! Il en coincé en haut des escaliers à cause de la coupure de courant et il m'a dit qu'il devait absolument aller à l'infirmerie ! Il est peut-être malade il faut vite l'aider ! »

L'infirmière te presse alors de lui indiquer où il se trouve pour lui venir en aide, tu l'accompagnes donc d'un pas rapide jusqu'aux escaliers où Gabriel devrait encore se trouver, en détresse. D'ailleurs tu l'aperçois. Tu lui fais de grands signes dans les escaliers pour lui signaler que vous arrivez vite à sa rescousse. Et telle une héroïne de bande dessinée tu lui fais face en haut des marches, les mains sur les hanches, fière de toi.

« Regarde Gabriel ! Je t'ai ramené de l'aide ! »

Un jour Ani faudra que t'apprennes à écouter les autres.

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Gabriel de St-Andrez

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MessageSujet: Re: Stairway to heaven, really ? [Ani]   Sam 6 Sep - 19:02

Evidemment, elle est partie trop vite. Evidemment, elle ne l'a pas entendu, ou du moins ne l'a pas signalé, et n'a pas fait demi-tour non plus. Alors évidemment, Gabriel se retrouve seul dans le noir, à nouveau, à pester autant qu'il le peut sur cette fichue panne de courant qui, bien sûr, n'aurait pas pu arriver juste quelques minutes plus tard, juste de quoi lui laisser le temps de descendre ce fichu ascenseur. Alors il peste, envisage de retourner dans sa chambre, pour au moins ne pas avoir l'air d'un abruti, planté là à attendre Dieu sait quoi, le retour de l'électricité au mieux, l'arrivée de quelqu'un assez musclé pour le faire descendre peut-être, ou même Aniela avec l'infirmière, ce serait toujours mieux que rien. Sauf que retourner dans sa chambre, ce serait risquer de tomber sur ses colocataires enfin réveillés, ce serait devoir leur expliquer pourquoi il n'est pas avec la kiné comme tous les samedi matins, ce serait devoir leur faire comprendre qu'il est bloqué, ce serait ridicule. Alors tant qu'à faire, il attend, et les minutes passent, suffisamment nombreuses pour qu'il s'en lasse de jurer, qu'il se cale dans le fauteuil et ferme les yeux. Après tout, quelqu'un finira bien par arriver, quelque chose finira bien par se passer.

Et puis soudainement, en bas de l'escalier, des voix se font entendre, quelqu'un qui gravit l'escalier, et ses yeux ont à peine le temps de se réhabituer à la semi-pénombre avant qu'Aniela ne se dresse devant lui, triomphante, les poings sur les hanches, héroïne venue le sauver d'on ne sait quel danger imaginaire, Don Quichotte aux cheveux verts et à l'attitude fière qui diffère tellement de celle terrifiée qu'elle arborait quelques minutes auparavant. Ses yeux s'agrandissent alors qu'il la fixe, incapable de réagir, complètement stupéfié par les changements qu'elle est capable d'opérer. Sérieusement, cette fille doit avoir un sacré grain, bien plus que ce qu'il n'en savait déjà. Mais au moins, elle a bel et bien amené l'infirmière avec elle, qui arrive enfin en haut des marches, n'ayant vraisemblablement pas pu suivre l'allure de la pile électrique.

- Gabriel, tout va bien ? Aniela m'a dit que tu ne te sentais pas bien, qu'est-ce qu'il se passe ?

Ces mots réussissent à le sortir du choc où le mettais la contemplation d'Aniela en allégorie de la victoire de la charité sur la peur, le partageant entre deux émotions contraires. L'une mettrait bien une baffe à Aniela pour ses déductions et son départ trop rapides, l'autre ne peut s'empêcher de lui être reconnaissante puisqu'au moins elle a eu le bon sens d'aller chercher un adulte compétent.

- Tout va bien, je devais juste aller à l'infirmerie rejoindre la kiné, mais l'ascenseur est bloqué à cause de la panne d'électricité. Aniela s'est juste emballée pour pas grand-chose.

Ce qui ne signifiait pas qu'il ne lui en devait pas une belle. Mais ça, c'était un peu plus difficile à avouer à voix haute, et pour l'instant, il préférait ne pas s'adresser directement à la jeune fille histoire de ne pas se mettre à lui râler dessus juste devant l'infirmière.

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Stairway to heaven, really ? [Ani]

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